Ces dernières années, notre site Web n'a pas trop bougé. Nous, si : nouvelles pistes, nouveaux circuits, pour un terrain de jeu toujours plus grand. Et pour la matériel, nous restons fidèles à la DR650. Et inversement.
La DR 650, robuste et fiable, est le trail qui offre les meilleures prestations en TT. Il n’y a guère que les enduros qui font mieux. Nous connaissons bien ses points forts (nombreux) et faibles (rares). Et comme elle reste fabriquée pour l’ensemble du continent américain, nous pouvons renouveler régulièrement notre flotte. Elle restera notre cheval de bataille pour quelques années encore.
Nos machines sont très proches de la configuration standard. Nous remplaçons le réservoir métallique, les repose-pieds passager, les clignotants et le gros feu arrière avec support de plaque par un gros réservoir en plastique, une bonne protection moteur en alu, un feu stop LED et une petite barre LED en appui du phare, pour les fins d’étape au crépuscule. Côté pneus, Rallye Cross (MT 21) de chez Pirelli ou modèle équivalent de Vee Rubber, Maxxis ou Rinaldi, pour les raids à dominante TT. Si on fait plus de goudron, on passe aux Rinaldi Rallye ou aux Pirelli MT 60. Les motos sont équipées de pneus neufs avant chaque départ.
Le côté "vieille école" est indéniable : carbu, aucune assistance électronique, pas d’ABS, pas de modes dynamiques… Dans les secteurs techniques et boueux, il va falloir se rappeler du filet de gaz. Mais les faits sont là : zéro panne en près de deux millions de kilomètres cumulés en quinze ans d’activité. Qualité de fabrication japonaise ? Certes, mais c'est également grâce à Hugo, responsable de leur entretien. Accidents exceptés, et ils sont rares, toutes nos machines ont terminé les raids.
La saison des pluies dure en général de la fin décembre à fin mars. Comme les raids sont rares à cette période, nous révisons à fond toutes les motos. Ensuite commence la période des repérages, la saison ne démarrant généralement que vers fin mai.
Nous faisons au moins deux repérages par an, début mars et courant avril. Nous partons soit à deux motos bien chargées, soit avec Blanquita, notre 4x4, et parfois même en avion si c'est plus pratique. Chaque repérage est une petite aventure en soi. En fonction d'une date de départ programmée, nous cherchons les étapes, relevons les difficultés et évaluons une date de retour. Les surprises sont nombreuses, et c'est le but : il faut en éliminer le maximum, mais les connaître et préparer les traces pour que le groupe goûte aux joies de l'aventure.
Membre fondateur et pilier de Moto Andina, Hugo ne fait pas dans l'à-peu-près. Il prépare nos destriers hors saison, avant les repérages et les départs en raid, et il les suit tout au long de la piste. Pendant que vous vous reposez, lui, il travaille : il chouchoute ses machines, il les bichonne toute la soirée, et vous êtes sûr de retrouver chaque matin une moto en parfaite condition. Et si vous n’en prenez pas soin, vous aurez affaire à lui !
Le secteur minier de la Bolivie se trouve essentiellement entre les départements de La Paz, Oruro et Potosi. Il est riche en histoire, et les paysages sont aussi somptueux que variés. Nombreux sont les villages et communautés isolés, voire abandonnés. Les pistes peu empruntées sont idéales pour de belles étapes parfois exigeantes, qui nous font passer par des successions de cols et de vallées avec des points de vue et des paysages étonnants. Ces dernières années, nos repérages nous ont amenés à choisir davantage d’étapes dans cette zone. Grâce aux nouvelles routes goudronnées, il est maintenant possible de choisir entre la piste et le bitume.
Nous recevrons en août un groupe de quinqua qui viendront fêter leur nouvelle décennie sur le Salar ! Le repérage de leur raid nous amènera dans le secteur de la "Route du Che". C’est une des zones qui ont bénéficié d’importants efforts en matière d’infrastructure routière de la part de l’état. Nous devrons donc valider de nouveaux itinéraires car les fringants quinqua souhaitent s’éloigner le plus possible du bitume. Il en faut pour tous les goûts…
Au fil des ans, plusieurs de nos clients sont revenus. Certains sont même devenus des habitués. Des Français, des Belges, du Nord, du Sud, de l’Est, de l’Ouest… Tous de bons copains ! Nous recevrons en novembre un de ces groupes de récidivistes. Nous verrons s’ils sont toujours en forme, ils sont venus il y a quinze ans… Moto Andina leur prépare un circuit à la hauteur de nos retrouvailles.
Moto Andina, ça fatigue… Mais il y a de bonnes fatigues qui laissent de bons souvenirs.
Sur le plan purement technique, on peut considérer que près d'un motard sur deux adopte une position non standard pour la siesta. En quinze ans, nous les avons vu tester à peu près toutes les possibilités géométriques du Kama Sutra du motard fatigué.
Un bon truc en règle générale, surtout dans les zones les plus chaudes : se fier aux experts. En imitant la position d'un chien bolivien qui cherche la fraîcheur, on touche sans doute à la perfection en matière d'optimisation de la productivité zéro.
Certaines fins d’étape se font à la tombée du jour, et un bon éclairage est nécessaire. Sinon, les moustiques ne peuvent pas suivre les motos jusqu'au bivouac.
Prêtes à partir !
Le réseau routier bolivien s’est considérablement étoffé ces dernières années. La Bolivie est un grand pays, 1 098 000 km2. Il y a une petite vingtaine d’années, il y avait tout au plus 3 000 km de routes goudronnées. Il y en a maintenant plus de 10 000. Cela nous permet de diversifier nos raids et de proposer des circuits à des motards qui ne souhaiteraient pas des parcours à dominante tout terrain.